Can we do it ?
Le 4 novembre dernier, Barack Obama, élu Président des Etats-Unis devient, de par son prénom qui signifie « le béni », en arabe et en swahili, et ses origines métissées (kenyane, cherokee, européenne), le symbole de l’unité d’un peuple dans sa diversité culturelle. Cette élection a provoqué une prise de conscience : nos minorités sont trop peu représentées et, notamment, en politique.
Pourtant, en 1983, la marche des beurs, qualifiée à l’époque d’espoir d’une « fusion black-blanc-beur », avait fédérée 100 000 personnes pour l’égalité des chances.
25 ans après, on pourrait croire que rien n’a changé et pourtant on a Rachida, Fadela et Rama au Gouvernement. Oui les choses bougent mais trop discrètement. A quand la diversité au Sénat, à l’Assemblée nationale ? La France n’est elle pas synonyme de diversité culturelle ?
On peut se demander si l’élection américaine n’a pas accéléré les prises de conscience. En l’espace de quelques jours, Pierre N'Gahane, d'origine camerounaise, est nommé préfet, devenant ainsi le premier préfet noir de France ; le CSA s’indigne de l’absence des minorités dans l’audiovisuel et juge « inacceptable, intolérable » les résultats de la première étude menée par l’Observatoire de la diversité dans les médias audiovisuels (14% de minorités en moyenne).
« Unis dans la diversité » tel était le sloggan des jeunes centristes lors des universités d’été et telle est la valeur que nous défendons. Et nous appelons toute la classe politique et toutes les forces vives à toujours plus d’initiatives en ce sens.
Cher Marthin Luther King, en 1963, vous avez fait un rêve, les Etats-Unis l’ont réalisé … à quand la France ?
Rayed Chaibi, Président des jeunes centristes du 93
& Ariane Delamarre, Présidente des jeunes centristes du 94